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Les plumes d'oies
La plume d'oie certes, mais aussi de bien d'autres oiseaux (canard, dinde, corbeau, cygne, rapace, etc...) suivant la disponibilité et l'usage recherché, est connue depuis l'antiquité, mais l'apogée de son utilisation se situe entre le VI ème siècle et la première moitié du XIX ème, avec un âge d'or pendant la période classique.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, sa préparation exige un vrai savoir-faire, autant que les diverses techniques de taille.
Il existait des plumes pour l'écriture, et des plumes 'à traits' destinées au tracé des volutes et des arabesques.
C'est la généralisation de la plume en acier, fabriquées de manière industrielle en Angleterre dans la région de Birmingham à partir de 1830-1840, qui signera le déclin de la plume d'oie.
Le site de la commune touristique d'Auvillar dans le Tarn et Garonne qui fut autrefois un centre producteur de plumes destinées à l'écriture retrace de manière assez complète les différentes étapes nécessaires àla préparation de ces plumes sous Auvillar et donne copie de la célèbre planche relative à la taille de la plume d'oie dans l'Encyclopédie de Diderot.
Le principe de la préparation de la plume est le même que pour le calame : sélection des pennes, séchage complet, durcissement et dégraissage de la hampe de la plume et taille.
En fin de procédé, la hampe ainsi traitée est devenue translucide et résistante.
Le durcissement vise à permettre une taille précise de la plume et une meilleure résistance à l'abrasion lors de l'écriture.
Les plumes que nous commercialisons sont taillées en pointe pour une écriture de type anglaise ou cursive.
Comme pour le calame, la pointe s'émousse progressivement et la plume doit être retaillée de temps à autre, tant que la hauteur de hampe disponible le permet.
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